Rochebilière  - ©   2006

Nous sommes maintenant à 21 mois de ce qui est à proprement parler un cataclysme dans le monde médical de la Chirurgie Plastique, pour les patientes comme pour les chirurgiens, puisque le  31 mars 2010 l ' afssaps annonçait le retrait du marché des implants PIP et l 'interdiction de poser les implants de cette marque, avec des consignes de surveillance annuelle par échographie des implants déjà posés.

Plusieurs mois se sont écoulés avant d ' avoir une information cohérente sur les raisons de cette interdiction, à savoir l ' utilisation par le directeur de cette entreprise d'un gel de silicone non conforme ( mais dont la nature exacte n 'est pas connue ) et le non respect du cahier des charges de fabrication des implants à partir d'un certain moment, notamment la fabrication de la double enveloppe barrière , entrainant un nombre anormal de rupture des prothèses .

 

Le 23 décembre 2011 , le ministère de la santé dans le cadre du principe de précaution invite toutes les patientes porteuses de prothèses PIP à contacter leur chirurgien pour en faire la dépose .

Cette décision de précaution n' est pas à remettre en cause, et les chirurgiens vont effectuer ce travail .

 

Plusieurs points restent toujours sans réponse :

 

comment cette situation a-t'elle pu durer pendant 10 ans sans que l' afssaps ni les organismes de contrôle ( privés ) n 'aient pu s' en rendre compte ? Quelle est alors la validité et la fiabilité des prothèses des autres laboratoires ?

On ne connait toujours pas les SERIES et les LOTS qui sont concernés par l 'utilisation de ce gel, car aux dires de certains employés de PIP certaines catégories de prothèses n 'étaient pas concernées . L' afssaps sans doute pour des raison financières n' a pas fait analyser les prothèses fabriquées ou explantées pour connaître les lots et séries concernés.

 

Ce que l 'on peut dire en revanche :

 

 Bien qu'un cas de cancer de type lymphome ait été rapporté chez une patiente porteuse d' implants PIP, ce cancer est EXCESSIVEMENT RARE, et n 'est pas spécifique des prothèses PIP . Mais le principe de précaution joue.

Le cancer «  classique » du sein est en revanche une fatalité qui survient chez une femme sur dix, et dans ce pourcentage il y aura forcément des patientes porteuses de prothèses PIP sans que celles-ci soient responsables .

 Encore une fois, la fabrication des implants ayant débuté dans les années 60 , avec des silicones non médicaux sous forme liquide dans de simples enveloppes ( des « sacs » ) , il y a eu des milliers de ruptures aux Etats-Unis ce qui a entrainé l ' interdiction des implants silicone en 1990

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AFSSAPS - lettre 23 12 11 PIP.pdf
COMMUNIQUE
MINISTERE
COMMUNIQUE PRESSE SOFCPRE PIP 2011-12-19.pdf